21.08.2008
lettres d'amour
" Encore un ou deux mots. Ce que j'écris m'est égal, le seul fait de vous écrire est ce qui me plait, c'est comme si je vous embrassais, quelque chose de physique, je sens mon amour pour vous dans mes doigts qui vous écrivent, c'est bon de sentir son amour dans n'importe quelle partie vivante de son corps, pas seulement dans sa tête.Ecrire n'est certes pas aussi agréable qu'embrasser, c'est même un peu sec, solitaire et triste, mais c'est mieux que rien: je n'ai pas le choix. Alors j'écris n'importe quoi, voyez-vous, des bêtises, simplement pour ne pas dire au revoir (...)".
Simone de Beauvoir à Nelson Algren
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18.04.2008
Porte-fenêtre

Porte-fenêtre
Porte-clé
Passe-partout
Passe muraille
Ville ouverte
Porte-faix
Monte-en-l’air
Bouche close
Sourire magnétique
Serrure aimantée
Escalader la façade
Dévaler l’escalier
Se jeter à la gueule du loup
Au culot
Flirter avec les limites
Affranchir les frontières
Empoigner la vie à pleine pogne
Eviter les gnons.
Pognon.
Portefeuille.
Se tirer avec l’oseille.
Trèfle à quatre feuilles.
Porte-jarretelles.
Allumer ma bien aimée
Entrer par toutes ses fenêtres
Pénétrer dans son jardin
Gravir jusqu’où son corps niche
Mordre à l’âme sœur
Suspendu à son balcon
C’est de la balle
En plein cœur
Porte-bonheur
Ma main au feu
de ma dulcinée
Ma main au fer forgé de son être
Renaître,
Confondre les clés
Battre les cartes
Frissonner des mots
qu’elle murmure à mon oreille
Passerelle,
pas de murs, pas de durs, pas de violence
Juste une danse
Envol éveillé
de nos deux consciences
Délit d’amants initiés
Flagrant désir
non coupable
Liberté d’aimer.
17:10 Publié dans comme ça s'écrit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poeme, écriture, littérature
30.03.2008
Sentier des douaniers

Rappelles-toi,
nous avons traversé la France
une nuit sur l’autoroute
Enveloppés de ténèbres,
Hébétés de fatigues,
Nos caresses filaient à toute allure
Pour nous tenir éveillés
Mes jambes en panoramique
Dans le rétroviseur
Compas des heures
Tes doigts
dans la chaleur de ma fente
Boîte à gants
Ma bouche
sur le frein de ton sexe
Levier de vitesse
Flash
Descelérer
Autorisation limitée
Pas d’accident
Le jour s’est levé en accéléré
sur des paysages fantastiques
Cratères cramés de lune
Qui apparaissaient au Levant,
A nous couper le souffle
Doigts et gorges noués,
tandis que nos larmes roulaient
Sur le pare-brise,
brise lame de nos hauts de cœurs
et de nos vagues à l’âme
A Saint-Tropez,
au bout du sentier des douaniers
Nous nous sommes baignés.
L’eau était calme et transparente.
L’azur était pur et étincelant.
Aveuglant.
Ta beauté faisait trop d’ombre au tableau.
A trop oser, tu as plongé
Loin de St-Tropez
Au bout du sentier des douaniers
je t’ai aimé,
je t’ai perdu,
je t’aimais éperdument.
19:21 Publié dans comme ça s'écrit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, écriture, poésie, prose




